La Pharmacie du Futur…

Le boom de la consultation en officine

Un succès que les pharmaciens espèrent confirmer sur la durée.

La téléconsultation a explosé depuis le début de la crise sanitaire, en particulier pendant le confinement. 

Pour le deuxième anniversaire du remboursement de la téléconsultation, les plateformes de e-santé sont à la fête. La consultation vidéo à distance a explosé pendant la crise sanitaire. Les malades cherchent un moyen d’éviter les salles d’attente bondées des cabinets médicaux. L’Assurance maladie a ainsi pris en charge 12,8 millions de téléconsultations de janvier à fin août 2020. Le rythme de croisière est grimpé de 10.000 actes hebdomadaires au début du confinement mi-mars à plus d’1 million en avril et mai. Pour rappel, 138.000 téléconsultations ont été remboursées entre septembre 2018 et fin décembre 2019…

« Une semaine de confinement fait gagner dix ans sur l’évolution de la pratique de la télémédecine ». Selon la Fondation Jean Jaurès dans une étude sur l’avenir de la e-santé.

 

La Sécu rembourse les téléconsultations… mais sous quelles conditions ?

Depuis le 15 septembre 2018, les consultations médicales par visioconférence sont prises en charge par l’Assurance maladie. Une téléconsultation est facturée au même tarif qu’une consultation physique en cabinet, soit entre 23 euros et 58,50 euros, selon la spécialité et le secteur d’exercice du médecin. La répartition de la prise en charge entre la Sécu et les mutuelles est également la même.

Le remboursement n’est possible que si la téléconsultation respecte le parcours de soins, c’est-à-dire qu’elle passe par le médecin traitant ou par un spécialiste vers lequel le médecin traitant aura orienté le patient.

Le professionnel de santé doit aussi connaître le patient au préalable et ce dernier doit avoir été vu par son médecin traitant dans les 12 mois qui précèdent la téléconsultation. 

Autre règle à respecter : la consultation doit nécessairement se dérouler en visioconférence, non pas par téléphone.

 

Téléconsultation, télésoin : les questions avant de s’équiper…

Définir son projet en fonction de sa localisation et de la nature de son exercice.
☛ Pourquoi ? Déficit de prescripteur, besoin de fluidifier la gestion des petites urgences, problématiques de renouvellements, éloignement et/ou saturation des urgences du secteur, amélioration du confort de délivrance.
☛ Pour qui ? Patientèle de passage, patients demandeurs de médicaments listés sans ordonnance, patients chroniques inclus dans les entretiens pharmaceutiques pour le télésoin.
☛ Dans quel environnement ? Zone touristique, déserts médicaux, zone rurale.
☛ Dans quel but ? Proposer de nouveaux services dans votre officine, déployer la télémédecine dans le cadre d’une communauté professionnelle territoriale de santé (CPTS).

 

Quelles responsabilités pour le pharmacien lors d’une téléconsultation dans son Officine ?

Il est nécessaire de déclarer cette activité auprès de son assureur. La télémédecine s’exerce dans le respect des règles déontologiques de la profession.

Elle est soumise au droit commun de l’exercice médical et du droit des patients. 
S’ajoutent les responsabilités découlant des particularités de la téléconsultation, de son cadre réglementaire, le choix d’y recourir, de poursuivre la téléconsultation – alors que les circonstances exigent de l’interrompre – l’information du patient, son libre choix pour la délivrance.

La chaîne de responsabilités serait identique, aussi bien en cas d’erreur médicale qu’en conditions réelles.Pharmaciens

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